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Les 10 mots clés du gaspillage alimentaire

Tu entends sûrement parler très souvent du développement durable… mais comment s’en sortir avec ce flux d’information ? Pour commencer, voici 10 mots clés liés au gaspillage alimentaire. N’est-ce pas étrange qu’un tiers de la nourriture produite ne soit jamais consommée ?


Ce glossaire va t’aider à comprendre les tenants et aboutissants de ce fléau et t’aider à lutter de manière efficace contre celui-ci. Nous avons organisé ces mots-clés de l’origine du problème aux solutions existantes pour l’éradiquer.

Développement durable

Les ressources planétaires ne sont pas infinies.


“Nous n’héritons pas des terres laissées par nos ancêtres, nous les empruntons à nos enfants.”
Ce proverbe natif américain nous éclaire sur l’importance d’une bonne compréhension des ressources que nous détenons afin de ne pas les épuiser.


Respecter les limites naturelles de notre planète nous aidera à la conserver pour les générations futures. Le développement durable prend ici tout son sens : s’assurer que notre mode de vie et notre développement économique n’aient pas un impact négatif sur la planète dans le futur.


En 2019, le jour du dépassement était le 29 juillet. Ce jour-là, l’Humanité avait épuisé l’ensemble de ce que la planète était capable de produire en une année.


Dès 2015, l’Organisation des Nations Unies a mis en place les objectifs du développement durable (SGGs) pour répondre à cette problématique. L’ONU aide les organisations, privées comme publiques, à les implanter. L’objectif #12 nous intéresse particulièrement car il s’attarde précisement sur l’alimentation.


Gaspillage alimentaire

Pour le définir simplement, le gaspillage alimentaire est toute la nourriture encore consommable qui finit à la poubelle. Elle peut être jetée par des producteurs, des usines, des distributeurs et commerces, des restaurants, ou encore par des consommateurs dans leur foyer.


Le phénomène du gaspillage alimentaire est lié aux normes de notre société : les producteurs considèrent que les clients n’achètent que les plus beaux produits. Si un produit ne rentre pas dans ces codes esthétiques, ils seront jetés avant même d’arriver en rayon.


Saisonnalité

Savais-tu que les fraises ne poussent pas en hiver ?


Manger en respectant la saisonnalité signifie consommer des fruits et légumes qui poussent naturellement à cette période de l’année. Les fruits et légumes de saison sont meilleurs pour notre santé et pour la planète ! Ils contiennent plus de nutriments et de vitamines, et ont meilleur goût ! Ils sont aussi souvent moins chers. 


Concrètement, ça veut dire réduire les imports de produits de pays lointains et l’agriculture sous serre. Faire pousser des fruits et légumes hors saison demande plus d’énergie lors du chauffage des serres, du transport à travers le monde ou encore du stockage dans des frigos. Leur empreinte écologique est plus grande.


Regarde ce guide des fruits et légumes de saison.


Fléxitarien

Un fléxitarien est une personne qui réduit drastiquement sa consommation de viande et poisson. Libre à chacun d’interpréter cette définition, tout le monde peut choisir d’aller dans ce sens. Ce choix peut être lié à des convictions religieuses ou éthiques par exemple, ou simplement par préférences alimentaires. Par exemple, certains fléxitariens sont très pointilleux sur la qualité des produits : ils préfèrent ne pas manger de viande plutôt qu’en manger de mauvaise qualité.


Upcycling

L’upcycling consiste à trouver un nouvel usage à un produit déjà consommé. C’est une variante du recyclage. Avec l’upcycling, le produit n’est pas re-transformé en matière première, mais utilisé d’une autre manière. Cela demande moins d’énergie que le recyclage et augmente la durée de vie d’un produit. Un produit upcyclé de manière optimale peut être de nouveau recyclé !


À la maison, l’upcycling peut être une solution ludique pour réveiller la créativité de chacun. Tu bois du café à la maison ? Je parie que oui. Sais-tu que tu peux ajouter du marc de café à ton savon pour réaliser un gommage du corps ? C’est aussi possible de fabriquer un portefeuille à l’aide de packs de lait vides. C’est créatif, c’est l’upcycling.


Empreinte carbone

L’activité humaine génère une empreinte carbone élevée, ce qui contribue largement au réchauffement climatique. L’empreinte carbone mesure l’impact de nos actions sur la planète.


Son calcul se base sur les émissions de gaz à effet de serre que nous générons au quotidien, en voyageant, travaillant, faisant la fête et aussi… en mangeant ! Dans le domaine de la nourriture, les produits locaux et de saison ont la plus faible empreinte carbone.


Au contraire, les fruits exotiques génèrent beaucoup de CO2, parce qu’ils nécessitent transport et stockage. C’est aussi le cas pour les tomates cultivées en Europe du Sud, surtout si c’est en hiver dans des serres chauffées. Ajoutons que ce type de production accentue le risque de gaspillage alimentaire (voir définition du gaspillage alimentaire ci-dessous).


Mesurer son empreinte carbone est extrêmement complexe. La méthode la plus commune est de calculer en “équivalent de tonnes de dioxyde de carbone”, autrement dit le CO2. À l’échelle individuelle, il existe différents outils en ligne pour calculer son empreinte carbone au quotidien. Nous recommandons vivement le calculateur de la BBC, qui se concentre sur les aliments.


Perte alimentaire

Contrairement au gaspillage, la perte alimentaire peut être considérée comme l’ensemble des produits non consommables ou perdus pendant le processus de production et la consommation. Cela peut avoir des causes naturelles avant la récolte, par exemple à cause d’une tempête. L’exemple le plus commun de perte alimentaire est quand il y a une rupture de la chaîne du froid, suite à un problème de stockage ou de transport. Puisqu’il y a alors risque de contamination, la nourriture est considérée comme impropre à la consommation et jetée.


Zéro déchet

Le zéro déchet est un mouvement qui trouve des solutions pour réduire nos déchets dans notre quotidien. Son objectif est de ne plus générer de déchets, en repensant la plupart de nos activités. Il s’ancre sur 4 règles clés : refuser, réduire, réutiliser, recycler.


Bea Johnson est l’une des pionnières de ce mouvement. Cette activiste a créé un challenge pour réduire ses déchets annuels à un bocal. En France, le mouvement Zéro Waste propose de multiples programmes et campagnes de sensibilisation pour encourager la société à réduire son impact environnemental.


Recyclage

Le recyclage consiste à récupérer des déchets, en transformer une partie ou la totalité en matière première et les réintroduire dans une nouvelle production. Dans le secteur alimentaire, la nourriture est transformable en compost. En se décomposant naturellement, ou à l’aide de vers de terre, les restes de nourriture peuvent devenir de très bons fertilisants ! Ce processus est souvent appelé “infrarecyclage”, à l’opposé de l’upcycling (cf. définition ci-dessous).


Économie circulaire

Pour l’économie circulaire, il faut passer du vieux modèle économique du mouchoir en papier “je prends, j’utilise, je jette” à celui de “rien ne se perd, tout se transforme”. Ce modèle cherche à réduire, voire à supprimer, les déchets des chaînes de production. Cela implique de repenser la chaîne de valeur dans son ensemble.


À ce titre, sais-tu que tu peux faire du pain avec des restes de bière ? Tu peux ensuite brasser de la bière à partir des miettes ! Cercle magique (et appétissant).


Si tu veux en savoir plus sur des initiatives à travers le monde qui essaient de boucler la boucle, regarde le film Close the Loop !




Un peu perdu(e) avec cette montagne de concepts ?


Pas d’inquiétude, la transition écologique se fait de manière progressive. Pour te lancer, tu peux jeter un coup d’œil à notre liste d’astuces pour ne pas gâcher tes aliments (lien dans l’article). Contribue au changement, rejoins-nous sur Karma !


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